Lève-toi !
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Croire, c’est choisir où tu t’enracines.
Lève-toi et prends ton lit : un appel à te positionner.
Extrait inspiré de « Des racines jusqu’à la cime », Méditation 34 « Lève-toi ! » page 154.
Lorsque l’apôtre Paul parle de la bonne nouvelle du Christ comme étant la « puissance de Dieu » pour ceux qui croient, il ne s’agit pas seulement d’une idée ou d’une adhésion intellectuelle. Il s’agit d’un véritable positionnement intérieur, d’un engagement global de l’être.
Croire, ici, va bien au-delà d’un simple accord. Le terme porte aussi l’idée d’être « placé en », enraciné dans une réalité. Autrement dit, il y a un mouvement : celui de se diriger vers ce que l’on affirme, de s’aligner avec sa propre déclaration. La foi ne se limite pas à penser — elle t’invite à parler, à proclamer, à vivre ce que tu crois et ce que tu sais !
Ainsi :
Tu ne subis pas ta situation, tu te tiens au-dessus d’elle.
La notion de « Emounah », cette foi profonde et authentique, vient ancrer ton identité dans les paroles du Christ. Dans cet espace - cette relation, la peur et l’inquiétude n’ont plus leur place.
À mesure que tu crois, la puissance de l’Évangile se déploie en toi, accompagnée d’une conviction forte qui nourrit une véritable sécurité — intérieure comme extérieure.
Alors, que signifie « prends ton lit » ?
C’est un appel à la fermeté, à la stabilité. C’est décider de te tenir debout dans ce que tu as reçu. C’est accueillir pleinement ce don de Dieu et faire le choix conscient de t’y attacher.
Rien ne peut t’en séparer.
Tu es invité à ancrer ton être dans une réalité plus grande, à rester centré, sans te laisser détourner, ni d’un côté ni de l’autre.
Se lever, c’est entrer dans cette posture : celle d’une foi vivante et inébranlable.
Rien ne te sépare de ce que Dieu t’a déjà donné.
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Alors que je marchais au bord du lac de Rapperswil (lac de Zurich), je suis tombé sur ce tas de pierres qui représentait exactement ce que j’étais en train de méditer et d’écrire. Vous comprendrez donc que je vous partage ce cliché.
Dans cette lecture, le Christ qui meurt à environ trente-trois ans peut être contemplé comme le témoin vivant et définitif de l’alliance entre Dieu et l’humanité.
Il n’est pas mort simplement pour nous montrer comment conclure une alliance avec Dieu.
Il est lui-même devenu cette alliance.
Je comprends alors que cette alliance n’est donc pas fondée sur notre capacité à être suffisamment bons, suffisamment religieux ou suffisamment performants. Elle repose sur ce que Dieu a accompli en Christ.