Pourquoi continues-tu à survivre ?
RL - Août 26 - Authentique Connexion - Tous droits réservés.
Pourquoi tant de croyants, après avoir goûté à la vie et à la liberté que Christ offre, finissent-ils par retourner à une manière de vivre qui ressemble davantage à de la survie qu’à une véritable vie ?
Le constat est douloureux, mais difficile à nier. Beaucoup perdent cette simplicité, cette paix et cette joie qui devraient pourtant caractériser la marche avec Jésus. Ce qui semblait autrefois léger devient pesant. Les relations se compliquent. Les combats intérieurs reprennent de plus belle. Certains portent même des fardeaux qui paraissent plus lourds encore qu’avant leur conversion.
Comment est-ce possible ?
Comment quelqu’un qui a rencontré Celui qui est la Vie peut-il donner l’impression de simplement survivre ?
Ce constat ne vient pas d’un regard critique posé sur l’Église. Il vient du Sauveur lui-même.
Jésus nous enseigne que la Parole est accueillie avec joie. Elle produit un véritable renouveau. Elle redonne vie au cœur, rafraîchit l’âme et ranime l’espérance. Lorsque son amour nous atteint, nous avons parfois le sentiment que plus rien ne pourra nous arrêter.
Et c’est précisément là que réside le danger.
À mesure que nous nous sentons plus forts, nous pouvons finir par oublier ce qui faisait réellement notre force : demeurer attachés au Fondement.
Puis viennent les vents.
La maison est secouée.
Les épines grandissent et étouffent peu à peu la Parole que nous pensions profondément enracinée.
Sans même nous en rendre compte, notre regard glisse de Christ vers nous-mêmes. Nous croyons encore en Dieu, mais nous attendons surtout qu’il intervienne pour résoudre nos problèmes. Nous recherchons davantage sa main que son cœur. Nous désirons sa guérison, sa délivrance, sa bénédiction… parfois plus que sa présence.
Alors la foi s’affaiblit.
Lorsque les réponses tardent, la frustration s’installe. Nous commençons à chercher ailleurs ce que seule une communion profonde avec Christ peut produire. Nous multiplions les solutions, les méthodes, les recettes… sans réaliser que notre cœur s’est progressivement éloigné de sa source.
Nous nous demandons alors :
« Pourquoi cela fonctionne-t-il pour les autres et pas pour moi ? »
Le problème n’est souvent pas l’absence de Dieu.
Le problème est la qualité de la nourriture que nous consommons.
L’auteur de l’épître aux Hébreux pose une question qui demeure d’une brûlante actualité : combien de temps resterez-vous à boire du lait alors qu’il est temps de recevoir une nourriture solide ?
Nous avons besoin de relations fraternelles. Nous avons besoin d’être encouragés. Mais lorsque toute notre alimentation spirituelle reste superficielle, nous cessons de grandir. Pire encore, nous régressons.
Aujourd’hui, il faut avoir le courage de le reconnaître : une partie de la nourriture spirituelle proposée est devenue pauvre. Elle rassasie en apparence, mais nourrit peu en profondeur. Elle peut même créer des carences.
Cette responsabilité ne repose pas uniquement sur ceux qui écoutent. Elle concerne aussi ceux qui enseignent.
Un diplôme obtenu il y a des années ne garantit pas une vie transformée aujourd’hui. Le ministère ne remplace jamais une communion vivante avec Dieu. L’Évangile nous appelle à un renouvellement permanent de notre intelligence, pas à reproduire des méthodes humaines ou à gérer l’Église comme une entreprise.
Le pastorat est avant tout une responsabilité spirituelle. Celui qui nourrit les autres doit lui-même demeurer profondément nourri.
C’est pourquoi cette méditation n’a pas pour but de culpabiliser.
Elle cherche à réveiller.
Réveille-toi, toi qui dors. Relève la tête. Refuse de continuer à survivre.
La réponse ne consiste pas uniquement à prier davantage. Elle consiste aussi à choisir chaque jour une nourriture spirituelle qui transforme réellement le cœur, renouvelle les pensées et conduit à une relation toujours plus profonde avec Christ.
Si tu as faim de cette nourriture-là, alors sache que c’est précisément notre vocation : nourrir sérieusement, solidement et gratuitement ceux qui désirent grandir dans leur foi.
Nous répondrons avec joie à tes questions et serons heureux d’échanger avec toi si tu en ressens le besoin.
Ne te contente plus de survivre.
Vis pleinement, en Christ.
Et si tu penses que cette méditation peut encourager quelqu’un, fortifier sa foi ou l’aider à retrouver le chemin de la vie en Christ, n’hésite pas à la partager. Une simple transmission peut devenir, entre les mains de Dieu, le début d’un véritable réveil.