La bonne semence

Dans l’Évangile selon saint Jean (chapitre 15), Jésus se révèle comme la vraie vigne et nous comme les sarments. Il nous fait entrer dans une relation vivante et féconde avec le Père, le vigneron. « Tout sarment qui porte du fruit, il le taille pour qu’il en porte davantage. »

Dieu agit non pour détruire, mais pour faire grandir la vie. La fécondité ne vient pas de nos seuls efforts, mais de la communion avec le Christ.

« Je suis le vrai cep, et mon Père est le vigneron. »
— La Bible

Cette image rejoint la parabole du vigneron qui intercède pour l’arbre sans fruit. Là où l’on pourrait voir un échec, le vigneron choisit la patience : il bêche, il soigne, il nourrit la terre. Dieu ne renonce pas à l’homme. Il travaille en profondeur, souvent dans le silence, pour que la vie cachée puisse un jour porter du fruit.

La parabole de la bonne semence éclaire encore ce mystère. Le semeur sème largement, avec confiance. La semence est bonne, même si la terre ne l’est pas toujours. Dieu continue de semer sa Parole dans le cœur humain, convaincu que, dans le bon terrain, elle produira du fruit en abondance.

Jean 15, le vigneron et la bonne semence parlent ainsi d’un même Dieu :
un Dieu qui demeure,
un Dieu qui soigne et émonde avec amour,
un Dieu qui sème la vie avec patience.

Ces paraboles nous appellent à demeurer dans le Christ, à nous laisser transformer par le Père et à accueillir la semence déposée en nous.

Même lorsque la croissance semble lente ou invisible, Dieu œuvre.

Et là où nous acceptons de rester attachés à la vigne, la vie finit toujours par porter du fruit.

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