Au bord du Doubs - Hiver

Il y a des paysages que l’on ne découvre vraiment qu’en hiver.

Une balade le long du Doubs, à Biaufond, entre France et Suisse. La nature semble s’être mise en pause. Le silence est plus profond, les contours plus doux, et le givre recouvre peu à peu les berges d’une fine pellicule blanche.

Avec mon Fujifilm X-T5 et le Viltrox 85 mm f/1.8, je pars simplement marcher, sans véritable objectif si ce n’est celui de regarder.

 

AF 85 mm 1.8 - 1/6000 s / ISO 125 - Biaufond (Suisse) - Rémy L. - Tous droits réservés

L’hiver impose sa propre palette. Les verts ont disparu, les bruns se font discrets et la lumière transforme le paysage en nuances de gris, de blanc et surtout de bleu. Ce bleu de givre, froid et presque irréel, donne au Doubs une atmosphère particulière. Quelques branches prises dans la glace, une eau immobile, une lumière rasante… Il suffit parfois de peu pour que le paysage ordinaire devienne une image.

Le 85 mm m’oblige aussi à changer ma manière de regarder. Il ne s’agit plus de tout montrer, mais de choisir. Isoler un détail, comprimer les distances, attendre que la lumière fasse son travail. Une branche, une texture, un reflet deviennent alors des sujets à part entière.

À Biaufond, la frontière entre la France et la Suisse semble presque disparaître. Le Doubs, lui, continue simplement son chemin, indifférent aux lignes que les hommes ont tracées sur les cartes.

Je marche, je photographie, je m’arrête parfois quelques secondes.

Et dans ce froid silencieux, je retrouve ce que j’aime dans la photographie : prendre le temps de voir ce que l’on aurait pu simplement traverser sans le regarder.

Plus loin, sur le lac, quelques pêcheurs cherchent le brochet. Je prends quelques instants pour les observer et immortaliser ce moment. Dans le calme de l’hiver, leurs silhouettes se détachent sur l’eau et viennent naturellement trouver leur place dans ce paysage.

J’aime ces rencontres inattendues qui ponctuent une balade. Elles ne sont pas forcément spectaculaires, mais elles racontent quelque chose. Un geste, une attitude, une lumière, un instant suspendu.

La photographie permet de garder une trace de ces petits moments que l’on aurait peut-être oubliés.

Et en regardant autour de moi, je me dis simplement que la création est merveilleuse. Il suffit parfois de prendre le temps de s’arrêter pour en percevoir toute la beauté.

Pourquoi j’aime le X-T5

J’aime mon Fujifilm X-T5 pour sa simplicité, sa discrétion et surtout pour le plaisir qu’il procure lorsqu’on photographie. Son boîtier compact permet de l’emporter partout, sans avoir l’impression de transporter un équipement encombrant.

Son capteur de 40,2 Mpx offre une excellente définition, tout en laissant une belle liberté pour recadrer ses images. J’apprécie également les molettes physiques, qui permettent de modifier rapidement les réglages et de retrouver cette sensation de photographier plutôt que de simplement utiliser un appareil.

Et puis il y a les simulations de films Fujifilm : elles donnent aux images une personnalité particulière et invitent à réfléchir au rendu dès la prise de vue.

Pour moi, le X-T5 est avant tout un appareil qui donne envie de sortir, de marcher, de regarder… et de photographier.

© 2026 Rémy — Tous droits réservés.
Photographies, textes et contenus de ce site protégés par le droit d’auteur. Toute reproduction ou utilisation sans autorisation préalable est interdite.

Rémy Lavigne

Créateur et responsable du site authentiqueconnexion.com

Passionné de musique et pêche, je suis convaincu que les plus belles amitiés naissent autour d'un bon repas.

https://www.authentiqueconnexion.com
Précédent
Précédent

A la découverte d’une île restée sauvage : Noirmoutier